L'économie sociale et solidaire ?

L’économie sociale et solidaire ne regroupe pas un ensemble homogène d’entreprises mais des structures de toutes tailles et tous secteurs d’activité. De la Régie de quartier de Bézons au Groupe Chèque Déjeuner, de la Macif à la Ferme de la Carrière qui produit des légumes et du pain pour une AMAP (association pour le maintien d'une agriculture paysanne), l’économie sociale et solidaire se déploie en ville et à la campagne.

On peut appartenir à l’économie sociale et solidaire par différent moyens :

  • ses utilisateurs (services aux personnes fragilisées)
  • les salariés qu’on emploie (entreprises d’insertion, entreprises adaptés)
  • la nature des biens produits et/ou des services (commerce équitable, environnement)
  • un mode de gouvernance participatif (Scop, Scic, CAE)

Les fondamentaux :

  • Des formes juridiques identifiées : associations, coopératives, mutuelles et fondations
  • la liberté d’adhésion et la gestion démocratique
  • au coeur du projet économique : l’intérêt collectif ou l’utilité sociale
  • peu ou pas d’enrichissement personnel, les bénéfices financent le développement du projet social.

Quelques chiffres clés :

Au niveau national l’économie sociale et solidaire compte plus de 2 millions d’emplois, et représente environ 10 % du PIB. 1 emploi sur 5 créé en 2006 l’a été par l’économie sociale et solidaire. Le secteur associatif rassemble à lui seul 75 % des établissements et 78 % des emplois (source : CNCRES, Observatoire national de l’économie sociale et solidaire).

Une dynamique pour une économie de demain

L’économie sociale et solidaire n’est pas une nouveauté mais recouvre une réalité ancienne actuellement en plein développement, en France comme ailleurs. De nombreux signes attestent d’un intérêt croissant pour ce secteur, par exemple :

  • la mobilisation des pouvoirs publics et des collectivités locales. Ainsi, il y a des élu-e-s en charge de délégations à l’économie sociale et solidaire dans de nombreuses collectivités.
  • la croissance et le développement des entreprises sociales et solidaires, qu’il s’agisse d’entreprises d’insertion ou associatives, mais aussi de coopératives telles que les SCOP ou les SCIC. L’économie sociale et solidaire, qui regroupait 9,6 % des effectifs salariés en 2005, a contribué au niveau national pour 2 fois plus (18,4 %) à l’augmentation de l’emploi entre 2005 et 2006 avec plus de 63 000 emplois supplémentaires.
  • la mise en place de nouveaux dispositifs aidant à la création et au développement de ces structures : couveuses, incubateurs, transferts de savoir-faire, outils financiers...